LEBER (Jean-Michel-Constant, Constant)

LEBER (Jean-Michel-Constant, Constant) 1780-1859

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Biographie

Son premier travail a été un poème sur Jeanne d’Arc (1804) ; mais il écrit en même temps une Grammaire générale synthétique, qui a attiré l’attention de J.-M. de Gérando, alors secrétaire général au ministère de l’intérieur. Ce dernier lui a trouvé un poste mineur dans son département, qui l’a laissé libre pour son travail historique. Il l’a même emmené en Italie lorsque Napoléon a essayé d’organiser, après les modèles français, les états romains qu’il avait pris du pape en 1809.
À son retour à Paris Leber a repris son travail administratif, récréations littéraires et recherches historiques. Alors que les dépenses d’une partie de son temps à écrire des vaudevilles et des opéras-comiques, il a commencé à recueillir des vieux essais et pamphlets rares par les anciens historiens français. Son bureau lui a été conservé par la Restauration, et Leber a mis ses dons littéraires au service du gouvernement. Lorsque la question du couronnement de Louis XVIII se leva, il écrit, en réponse à Volney, un traité de minutes sur la Cérémonies du sacre, qui a été publiée au moment du couronnement de Charles X.
Vers la fin de Villèle au ministère, quand il y eut un mouvement de l’opinion publique en faveur de l’extension des libertés municipales, Leber a entrepris la défense du système menacé de centralisation, et composé, en réponse à François Raynouard, une Histoire critique du pouvoir municipal, de la condition des cités, des villes et des bourgs, et de l’administration comparée des communes, en France, depuis l’origine de la monarchie jusqu’a nos jours (1828). Il a également écrit un traité intitulé De l’état de la presse réel et des pamphlets, depuis François Iᵉʳ jusqu’à Louis XIV (1834), dans lequel il réfute un paradoxe vide de Charles Nodier, qui avait tenté de prouver que la presse n’a jamais été, et ne pourrait jamais être aussi libre que sous le grand monarque.
Quelques années plus tard, Leber a pris sa retraite (1839), et a vendu à la bibliothèque de Rouen la riche collection de livres qu’il avait amassés au cours de trente années de recherche. Le catalogue En 1840, il a lu à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, deux thèses un « Essai sur l’appréciation de la fortune privée au Moyen-âge privée, suivie par une « critique d’un examen des tables de prix du marc d’argent depuis l’époque de Saint-Louis » Ils forment son œuvre la plus considérable, et lui assurent une place éminente dans l’histoire économique de la France. Il a également rendu un bon service aux historiens par la publication de ses  Collection des meilleures dissertations, notices et traités particuliers relatifs à l’histoire de France (20 volumes, 1826-1840.). Par suite de la révolution de 1848, Leber a décidé de quitter Paris. Il se retira dans sa ville natale, et a passé ses dernières années dans la collecte de gravures anciennes.
En 1832 Leber avait été élu en tant que membre de la Société des Antiquaires de France, et dans le Bulletin de cette société (vol. I., 1860) se trouve le compte le plus correcte et détaillée des œuvres de sa vie.

Oeuvres

Théâtre