LAFONTAINE (Jean-Joseph-Baptiste, dit W.)

LAFONTAINE (Jean-Joseph-Baptiste, dit W.) 1796-1861

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Biographie

Né en Russie où son père Pierre est officier au service du Tsar, Jean Lafontaine revient en France en 1802 ou 1803 avec ses parents et ses deux frères Joseph-Pierre (1792-1858) futur général de division et Paul (1798-1878) futur chef d’escadron de gendarmerie. Il sert dans la Garde impériale de 1812 à 1815, puis comme carabinier jusqu’en 1817.
Revenu à la vie civile, il demeure à Paris au no 9 rue du Helder le 18 novembre 1820 lorsqu’il se marie avec Antoinette Marie Laurentine Almaïde Arnoult de Sartrouville. Sur l’acte de mariage, sa profession est homme de lettres. Il se fait alors appeler Wanincka (diminutif de Jean en russe) de La Fontaine : c’est ainsi qu’il est désigné sur l’acte de décès de son épouse Antoinette, et encore sur l’acte de mariage de son frère Joseph Pierre à Chambœuf en 1820, comme dans l’acte de naissance de son premier fils Joseph Paul en 1821. Par contre, il est désigné sous le nom de Jean-Baptiste Lafontaine lors de la naissance de son fils Pierre-François-Émile en 1825 et de Jean-Joseph Lafontaine à la naissance de son fils Jules-Marcel-Athanase (futur sous-préfet de Mostaganem) en 1826.
Alors qu’il pense être dispensé de demander sa naturalisation (puisque marié à une Française, père de cinq enfants nés en France, et ayant vécu une trentaine d’années en France), il doit demander à se faire naturaliser français le 28 décembre 1835 car, à l’époque, si on était né à l’étranger, même de parents français, on devait se faire naturaliser pour avoir la nationalité française et être employé au service de l’État. C’est ainsi qu’il peut être nommé commissaire de police à Paris, puis commissaire central de police à Alger en août 1840. Impliqué en septembre 1843 dans une affaire de concussion et de corruption avec le maire de Pointe-Pescade, il est suspendu de ses fonctions et incarcéré. Bien qu’acquitté par la chambre criminelle de la Cour royale d’Alger en août 1844, il est révoqué de la Police et rentre en métropole.
Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : Théâtre des Variétés, Théâtre de la Gaîté, Théâtre du Vaudeville etc.

Oeuvres

Théâtre

  • 1819 : Les Plaideurs de Racine avec Nicolas Brazier et Pierre-Joseph Rousseau ; Le Mariage à la husarde ou une nuit de printemps avec Armand d’Artois et Emmanuel Théaulon ; Monsieur Furet ou l’homme aux secrets avec Nicolas Brazier, Pierre Carmouche et Armand-François Jouslin de La Salle
  • 1821 : Les Voleurs supposés avec Mélesville et Gabriel-Alexandre Belle ; L’Auberge du grand Frédéric avec Emmanuel Théaulon
  • 1822 : La Chercheuse d’esprit avec Théophile Marion Dumersan ; Joseph Vernet ; Les Dames Martin ou le mari, la femme et la veuve avec Henri de Tully et Gabriel-Alexandre Belle ;
  • 1823 : Les Femmes et le secret avec Gaspard Tourret ; Trilby ou le lutin du foyer avec Emmanuel Théaulon et Jouslin de La Salle ; Mon ami Christophe avec Charles Dupeuty et Ferdinand de Villeneuve
  • 1824 : La Jeunesse d’un grand peintre ou les artistes à Rome avec Jules Vernet
  • 1825 : La Dot et la fille ou le commis marchand avec Louis Gabriel Montigny ; Le Docteur du défunt avec Pierre Carmouche et Léon Laya ; Le Marchand de parapluies ou la noce à la guinguette avec Marc-Antoine Désaugiers et Émile Vanderburch
  • 1826 : Joseph II ou l’inconnu au cabaret avec Félix-Auguste Duvert et Alexandre-Joseph Le Roy de Bacre
  • 1827 : Les Compagnons du Devoir ou le tour de France avec Étienne Crétu et Émile Vanderburch
  • 1828 : M. Rossignol ou le prétendu de province avec Félix-Auguste Duvert et Henri de Tully
  • 1829 : Mon oncle le bossu ou les deux pupilles avec Mélesville et Eugène de Gaville
  • 1830 : Le Mari aux neuf femmes avec Emmanuel Théaulon et Armand Dartois