CAILHAVA DE L’ESTANDOUX (Jean-François)

CAILHAVA DE L’ESTANDOUX (Jean-François) 1731-1813

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Biographie

Le succès d’une petite pièce qu’il fit représenter sur le théâtre de Toulouse lui inspira le désir de se faire jouer au Théâtre-Français. Les refus des comédiens, puis les sifflets du public qui accueillirent ses premières œuvres ne le découragèrent pas, et il finit par atteindre au succès. La principale tentative dramatique de Cailhava est l’Égoïsme, comédie en cinq actes, en vers, jouée en 1777, où l’auteur essaya, sans beaucoup de succès, de revenir aux grandes traditions de la comédie de caractère.
Cailhava eut contre lui La Harpe, qui l’attaqua violemment dans le Mercure. Mais il tint tête au critique et le prit à partie sur la scène même, dans le Journaliste anglais. L’hostilité du célèbre acteur Molé lui fut plus dangereuse et lui ferma la Comédie-Française. Il s’occupa alors de livres sur l’art dramatique et y ajouta quelques écrits libertins et fades. Il a comme ami un autre écrivain libertin, Simon-Pierre Mérard de Saint-Just. Reçu en 1797 à l’Institut, il fit partie de l’Académie française lors de sa reconstitution. On raconte qu’il affectait un vrai culte pour Molière et qu’il portait, enchâssée dans une bague, une dent qu’il prétendait venir du célèbre poète. Aussi les plaisants dirent-ils qu’il avait une dent contre Molière lorsqu’il rétablit le Dépit amoureux en cinq actes, entreprise qui ne fut pas goûtée du public.

Oeuvres

Théâtre

  • 1765 : Le Tuteur dupé
  • 1769 : Les Étrennes de l’amour ; La Fille supposée ; Le Mariage interrompu ; Le Jeune présomptueux ou le nouveau débarqué
  • 1770 : Le Nouveau marié ou les importuns (opéra-comique) ; Arlequin Mahomet ou le cabriolet vivant
  • 1771 : La Buona Figliuola (opéra-comique)
  • 1777 : L’Égoïsme
  • 1782 : Les Journalistes anglais
  • 1791 : Les Ménechmes, grecs
  • 1796 : Athènes pacifiée ; Ziste et Zeste ou les importuns avec François-Pierre-Auguste Léger
  • 1798 : L’Enlèvement de Ragotin et de madame Bouvillon ou le roman comique dénoué
  • 1801 : Le Dépit amoureux