MONTFLEURY (Antoine Jacob, dit)

MONTFLEURY (Antoine JACOB, dit) 1640-1685

 

Biographie

Antoine Jacob, fils d’un gentilhomme de la province d’Anjou, naquit à Paris en 1640. Il prit le surnom de Montfleury que Zacharie Jacob, son père, avait porté lui-même en embrassant l’état de comédien qu’il exerçât longtemps et dans lequel il mourut.
Montfleury fils avait fait de bonnes études et fut reçu avocat, mais il quitta le barreau pour entre au théâtre où il remplit avec succès l’emploi des rois. Il ne se rendit pas moins utile à ses camarades par les ouvrages qu’il a composés, dont la plupart ont été fort suivis dans leur temps, malgré l’indécence qui ne s’y fait que trop souvent remarquer.
Le Mariage de rien, sa première comédie, fut jouée en 1660, sous le nom de Jacob, attendu que n’étant pas encore au théâtre, il n’avait pas pris à cette époque le surnom de Montfleury.
Il donna successivement, en 1661, les Bêtes raisonnables, comédie en un acte, en vers ; en 1663, le Mari sans femme, comédie en cinq actes, en vers, l’Impromptu de l’hôtel de Condé, comédie en un acte, en vers, et Trasibule, tragi-comédie en cinq actes.
L’École des jaloux ou le Cocu volontaire, comédie en trois actes, en vers, parut pour la première fois en 1664 ; elle eut du succès. À ses reprises, l’auteur changea ce titre en celui de la Fausse Turquie.
L’École des filles, comédie en cinq actes, en vers, jouée en 1666, réussit moins que la précédente : mais la Femme juge et partie, mise au théâtre, trois ans après, eut un succès extraordinaire.
Montfleury voulant répondre aux critiques que l’on avait faites de sa pièce, en composa une en un acte, intitulée le Procès de la Femme juge et partie, qui fut donnée la même année 1669.
Le Gentilhomme de Beauce, comédie en cinq actes, en vers, jouée au mois d’août 1670, n’eut qu’un médiocre succès.
La Fille capitaine, comédie en cinq actes, en vers, fut représentée en 1672 et eut beaucoup de succès.
L’Ambigu comique ou les amours de Didon, tragédie en trois actes, et le Comédien poète, comédie en cinq actes, parurent en 1673 : le première de ces deux pièces était entremêlée de trois intermèdes et fut jouée vingt-neuf fois.
Les trois dernières pièces que Montfleury ait fait représenter sont Trigaudin ou Martin braillard, comédie en cinq actes, jouée le 24 janvier 1674 ; Crispin gentilhomme, et la Dame médecin, l’une jouée en 1677 et l’autre en 1679.
Il paraît que Montfleury avait quitté le théâtre avant 1678, puisque dans cette année Colbert l’envoya en Provence avec une commission très délicate : il s’agissait de recouvrer des sommes que le parlement de cette province devait au roi. Le ministère, content de se conduite, le rappela en 1684 pour lui donner une place dans les fermes générales, mais il tomba malade cette même année, à Aix, et y mourut le 11 octobre de l’année suivante, n’ayant encore que quarante-cinq ans.

Oeuvres

Théâtre