PICARD (Louis-Benoît)

PICARD (Louis-Benoît) 1769-1828

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Biographie

Fils d’un avocat et neveu d’un médecin, Picard refusa de suivre la carrière du barreau ainsi que celle de la médecine, pour se livrer au théâtre vers lequel l’entraînait un gout que développa son ami François Andrieux. À l’âge de vingt ans, il fit représenter, en collaboration avec Joseph Fiévée le Badinage dangereux, au théâtre de Monsieur. La première de ses œuvres signalée par la critique est une comédie intitulée Médiocre et rampant, ou le moyen de parvenir , qui fut représentée en 1797.
Cette même année, il se fit acteur et joua sur divers théâtres, sans s’élever au-dessus de la médiocrité. En 1801, il devint chef de troupe, obtint le privilège du théâtre Louvois, et produisit avec activité des œuvres dans lesquelles il jouait lui-même sur la scène dont il était directeur, ce qui le fit comparer à Molière.
L’Opera-Buffa, dont les représentations avaient lieu trois fois par semaine dans la même salle, fut placé en 1804 sous sa direction. En 1807, il quitta l’état de comédien et entra à l’Académie française. À la fin de la même année, sa troupe ayant fusionné avec celle des Comédiens-Italiens, l’administration de l’Académie impériale de musique lui fut confiée jusqu’en 1816.
En 1816, il prit la direction de l’Odéon et, après ce théâtre eut été détruit par un incendie en mars 1818, il obtint de transporter sa troupe à la salle Favart. Le 6 janvier 1820, il ouvrit la nouvelle salle de l’Odéon et quitta la direction en 1821.
Le succès de Picard auprès de ses contemporains fut justifié par son naturel, sa franche gaieté, son talent de l’observation, l’art de faire saisir les ridicules et de développer une donnée scénique, alors que lui manquaient la profondeur, la force, et surtout le style. D’une grande faiblesse dans la versification et d’une vulgarité banale, d’une excessive diffusion dans la prose, la plupart de ses œuvres, où il s’est appliqué à peindre non les caractères, mais les mœurs, à la physionomie si variable suivant les époques, ne lui ont pas survécu.

Oeuvres

Théâtre

  • 1789 : Le Badinage dangereux avec Joseph Fiévée
  • 1791 : Encore des Ménechmes ; Le Passé ; le Présent ; l’Avenir ;
  • 1792 : Les Visitandines ; L’Enlèvement des Sabines
  • 1793 : Le Conteur ou les deux postes ; Le Cousin de tout le monde ; Arlequin friand ; La Moitié du chemin ; La Vraie bravoure avec Alexandre Duval
  • 1794 : La Prise de Toulon ; Andros et Almona ou le français à Bassora avec Alexandre Duval ; La Perruque blonde ; Rose et Aurèle ; L’Écolier en vacances avec Michel Loraux ; Le Vieux Comédien
  • 1795 : Ervand le bucheron ; Les Conjectures ; Les Amis de collège ou l’homme oisif et l’artisan
  • 1797 : Médiocre et rampant ou le moyen de parvenir ; Les Suspects avec Alexandre Duval
  • 1798 : Le Voyage interrompu ; Les Comédiens ambulants (opéra-comique)
  • 1799 : L’Entrée dans le monde ; Les Voisins ; Le Collatéral ou la diligence de Joigny
  • 1800 : La Fête de Corneille ; Les Trois maris
  • 1801 : La Petite ville ; Duhautcours ou le contrat d’union avec François Chéron
  • 1802 : Les Provinciaux à Paris ; Le Mari ambitieux ou l’homme qui veut faire son chemin ; La Saint-Jean ; Les Conjectures
  • 1803 : Monsieur Musard ou comme le temps passe
  • 1804 : Les Tracasseries ou monsieur et madame Tatillon ; L’Acte de naissance ; Le Susceptible
  • 1805 : La Noce sans mariage ; Les Filles à marier
  • 1806 : Un Jeu de la fortune ou les marionnettes ; La Manie de briller
  • 1807 : Les Ricochets ; Le Susceptible ; L’Ami de tout le monde ; Le Jeune médecin ou l’influence des perruques ; Le Mariage des grenadiers ou l’auberge de Munich
  • 1809 : Les Capitulations de conscience ; Les Oisifs ; Lantara ou le peintre au cabaret avec Pierre-Yves Barré, Desfontaines-Lavallée et Jean-Baptiste Radet
  • 1810 : L’Alcade de Molorido ; Les Charlatans et les compères ; Les Deux lions avec Pierre-Yves Barré, Desfontaines-Lavallée et Jean-Baptiste Radet
  • 1811 : Un lendemain de fortune ou les embarras du bonheur ; La Vieille tante ou les collatéraux ; Le Café du printemps
  • 1812 : Les Prometteurs ou l’eau bénite de cour
  • 1813 : Valentin ou le paysan romanesque (opéra-comique) avec Claude-François Fillette-Loraux
  • 1816 : Monsieur de Boulanville ou la double réputation ; Les Deux Philibert
  • 1817 : Le Capitaine Belronde ; Une Matinée de Henri IV ; Vauglas ou les anciens amis ; La Maison en loterie avec Jean-Baptiste Radet
  • 1820 : L’Intrigant maladroit ou le jeune sot et les bonnes gens
  • 1821 : Un jeu de bourse ou la bascule avec Fulgence de Bury et Alexis Jacques Marie Vafflard
  • 1822 : L’Album avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères ; Les Deux ménages avec Fulgence de Bury et Alexis Jacques Marie Vafflard
  • 1823 : L’Absence
  • 1824 : L’Enfant trouvé avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères
  • 1825 : Le Landau ou l’hospitalité avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères ; Le Pensionnat de jeunes demoiselles (opéra-comique) ; Les Surfaces ou les quatre cousins
  • 1826 : L’Agiotage ou le métier à la mode avec Adolphe-Simonis Empis ; La Demoiselle de compagnie avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères ; Héritage et mariage avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères ; Le Jeune mari avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères
  • 1827 : Les Trois quartiers avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères ; Lambert Simnel ou le lannequin politique avec Adolphe-Simonis Empis ; Riche et pauvre
  • 1828 : Les Éphémères avec Édouard-Joseph-Ennemond Mazères
  • 1829 : Le Bon garçon ; Les Ricochets
  • 1833 : Bertrand et Raton ou l’intrigant et sa dupe