PONSARD (François)

PONSARD (François) 1814-1867

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Biographie

Fils d’un avoué, il se destinait au barreau, lorsque, attiré par la poésie, il débuta par la traduction en vers de Manfred de Lord Byron. En 1843, il publia sa première tragédie en vers, Lucrèce, qui fut représentée à l’Odéon, le 22 avril, jouée par Marie Dorval et y fut acclamée comme une restauration littéraire face au romantisme, peu après que Les Burgraves eurent été sifflés. En 1845 il reçut d’ailleurs un prix de l’Académie française qui voulait s’opposer à la vague du romantisme. Il n’en adopta pas moins la liberté de cette école contre les unités de temps et de lieu, mais en s’efforçant de revenir à un style plus sobre. Le talent de Rachel, la plus grande actrice de son temps, le servit beaucoup.
En 1846, son second ouvrage Agnès de Méranie, que l’on prétendit supérieur à Lucrèce, n’obtint pourtant pas le même succès. En 1853, il donna Charlotte Corday, tragédie dont l’idée lui fut suggérée par la publication de l’Histoire des Girondins de Lamartine. Il est élu membre de l’Académie française en 1855.
Sans enthousiasme, il se rallia au Second Empire et reçut la charge de la bibliothèque du Sénat, poste auquel il renonça bientôt. En 1866, Ponsard, déjà gravement malade, donnait au Théâtre-Français son chef-d’œuvre dramatique Le Lion amoureux, tableau des mœurs et de l’état politique de la France sous le Directoire. Trois mois avant sa mort, en 1867, fut représentée sa dernière œuvre dramatique Galilée, qui est aussi sa plus mauvaise et qui suscita, du fait de son sujet, une violente opposition de la part du parti clérical.
Ponsard est également l’auteur d’une tragédie avec des chœurs : Ulysse (1852), où il s’est efforcé de reproduire exactement, et, pour ainsi dire, littéralement, la poésie d’Homère.
Entre 1850 et 1860, Ponsard obtint plusieurs succès dans la comédie de mœurs. En 1853, la fureur de spéculation qui régnait alors lui inspira une grande comédie en cinq actes et en vers, l’Honneur et l’argent. Refusée par la Comédie-Française, cette pièce fut jouée à l’Odéon, où elle obtint un immense succès. Quelques années plus tard, La Bourse, une satire plus qu’une comédie, s’en prend aux rapacités et aux convoitises que produit la soif de l’or. Elle dresse un portrait des courtiers, des agioteurs, des tripoteurs de la Bourse. En 1860, une sorte de trilogie dramatique en prose et en vers : Ce qui plaît aux femmes, qui prétendait peindre les misères sociales et la corruption qui les exploite, fut très mal accueillie du public.

Oeuvres

Théâtre