SCUDÉRY (Georges de)

SCUDÉRY (Georges de) 1601-1667

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Biographie

Après avoir achevé ses études, il entra au service, fit partie de l’armée du duc de Savoie puis de Louis XIII, et se signala, à l’en croire, sur terre et sur mer. À l’âge de trente ans, il avait un régiment. Il quitta l’état militaire pour se livrer tout entier à la littérature.
Dès ses premiers écrits, Scudéry se révéla comme un matamore littéraire, d’une vanité puérile et d’une réjouissante outrecuidance, qui fait sans cesse allusion à la noblesse de sa maison, à ses exploits militaires, et se pose sans cesse en gentilhomme et en capitaine qui déroge en consentant à écrire.
Il avait soin de dédier ses œuvres aux personnages les plus considérables, particulièrement à Richelieu. Ce fut lui qui donna le signal de la levée de boucliers contre Corneille après la représentation du Cid. Bien que lié d’amitié avec le poète, il publia, sous le voile de l’anonyme, des Observations (1637), auxquelles Corneille répondit par l’Examen à Ariste, puis par une Lettre apologétique.
Il bénéficiera longtemps de la protection du cardinal de Richelieu et, après la disparition du ministre, il adopte une prudente neutralité à l’égard du cardinal Mazarin, qui le nomme gouverneur du fort de Notre-Dame-de-la-Garde, forteresse située près de Marseille (1644-1647) et lui confère un brevet de capitaine des galères, charge purement honorifique quoique lucrative. Il partit pour son poste avec sa sœur cadette Madeleine, et n’eut rien de plus pressé que de chanter sa forteresse en vers ampoulés, qui contrastent singulièrement avec la description railleuse qu’en firent Chapelle et Bachaumont. Mais il la quitta quelques années plus tard, faute de ressources suffisantes pour entretenir et payer ses soldats.
Son recueil poétique Le Cabinet de M. de Scudéry (1646), qui décrit une collection imaginaire de tableaux, dessins et gravures, date de ces années marseillaises et présente son auteur comme un grand amateur d’art et un véritable précurseur de la critique d’art.
Revenu à Paris, au moment de la Fronde, il s’attacha au parti du Grand Condé et fut exilé en Normandie. Il publia des Poésies diverses (1649), puis à la mort de Vaugelas, il parvint, grâce à ses protecteurs, à se faire élire à l’Académie, en 1650.

Oeuvres

Théâtre

  • 1629 : Ligdamon et Lidias ou la ressemblance
  • 1631 : Annibal ; Le Trompeur puni ou l’histoire septentrionale
  • 1632 : Le Vassal généreux 
  • 1633 : Orante 
  • 1634 : La Comédie des comédiens
  • 1635 : le Fils supposé ; Le Prince déguisé 
  • 1636 : L’Amant libéral
  • 1637 : La Mort de César ; Didon
  • 1638 : L’Amour tyrannique
  • 1639 : Lucidan ou le héraut d'armes
  • 1641 : Ibrahim ou l’illustre Bassa ; Andromire ; Eudoxe
  • 1643 : Arminius ou les frères ennemis
  • 1644 : Axiane