BARO (Balthazar)


BARO (Balthazar) 1596-1650

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Biographie

Fils d’un professeur à l’université de Valence, il fait ses études à Tournon-sur-Rhône puis à Valence, où il obtient le titre de docteur en droit en 1615. Devenu secrétaire d’Honoré d’Urfé, qu’il a certainement connu à Tournon où ils fréquentaient le même collège, il publie L’Astrée, roman d’aventures que la mort de son auteur laissait inachevé, et lui donne une suite, composée d’après les mémoires de son maître, en 1628. Venu à Paris, il fréquente le cercle de la duchesse de Chevreuse, ennemie jurée de Richelieu, mais l’immense succès de L’Astrée lui ouvre néanmoins les portes de l’Académie française en 1636. Après avoir été gentilhomme de la duchesse de Montpensier, il occupe vers la fin de sa vie deux emplois, celui de procureur au présidial de Valence et celui de trésorier de France à Montpellier.
L’œuvre de Balthazar Baro comprend en outre quatre poèmes dramatiques, trois tragédies, deux odes, une pastorale et un poème héroïque. Ce dernier, Célinde, paru en 1629, se compose de cinq actes en prose au milieu desquels l’auteur introduit un passage d’environ trois cents vers évoquant la tragédie d’Holopherne, qui constituerait la première apparition dans la littérature française du « théâtre dans le théâtre ». Toutefois, si l’on en croit Paul Pellisson, « son plus grand et son principal ouvrage est La Conclusion d’Astrée, où il semble avoir été inspiré par le génie de son maître ».
Dans son Cyrano, Edmond Rostand a évoqué, pour s’en moquer, une représentation de La Clorise de Baro.

Oeuvres

Théâtre

  • 1629 : Célinde
  • 1631 : La Clorise
  • 1636 : Cléoreste ou les comédiens rivaux
  • 1639 : Saint Eustache martyr
  • 1641 : La Parthénie
  • 1643 : La Clarimonde
  • 1647 : Le Prince fugitif
  • 1649 : L’Amante vindicative ; Rosemonde ; Cariste ou les charmes de la beauté