HAREL (François-Antoine)


HAREL (François-Antoine) 1789-1846

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Biographie

François-Antoine Harel fut auditeur au Conseil d’État dès l’âge de vingt ans. Il devint successivement membre de l’administration du contentieux, inspecteur général des Ponts et Chaussées, puis secrétaire général du conseil des substances.
Nommé sous-préfet avec les pouvoirs de préfet à Soissons en 1814, il se montra dans ses fonctions, pendant toute la durée du siège de cette ville, plein d’énergie et de dévouement et fut, au commencement des Cent-Jours, appelé, en récompense de ses services, à la préfecture du département des Landes, qu’il administra jusqu’au retour des Bourbons, époque à laquelle il se vit condamné à quitter pour plusieurs années le sol de la patrie.
Homme de beaucoup d’esprit et dont l’imagination était féconde en ressources, Harel songea, en digne neveu du dramaturge Luce de Lancival, à faire usage de sa plume, à son retour en France en 1820. Bientôt lancé dans la polémique d’actualité, il fonda un journal intitulé le Miroir. Il devint l’un des collaborateurs de la Minerve Française et dirigea Le Nain jaune.
Après avoir dirigé quelques théâtres de province, il obtint, en 1829, la direction de l’Odéon et, plus tard, celle du Théâtre de la Porte Saint-Martin où il monta les principaux drames de l’école moderne. En 1837, il fit représenter à ce théâtre la Guerre des Servantes, drame en cinq actes et en prose, écrit en collaboration avec Théaulon et Alboise. Il a composé seul deux autres pièces ayant pour titres Le Succès, comédie en deux actes et en prose, représentée à l’Odéon, le 23 mai 1843, les Grands et les petits, comédie en cinq actes et en prose, représentée au Théâtre-Français en 1843.
Les autres ouvrages de Harel sont La Féodalité comparée à la liberté, in-8°, Petit Almanach législatif, ou la Vérité en riant sur nos députés, Paris, 1820, in-12, avec Cauchois-Lemaire et Saint-Ange, Pièces officielles et inédites sur les affaires de Naples, Paris, 1820, in-8°, Dictionnaire théâtral ; ou, Douze cent trente-trois vérités sur les directeurs, régisseurs, acteurs, actrices et employés des divers théâtres ; confidences sur les procédés de l’illusion ; examen du vocabulaire dramatique coup d’œil sur le matériel et le moral des spectacles, Paris , 1824, in-12, Discours sur Voltaire qui lui valut un prix décerné par l’Académie française en 1844.

Oeuvres

Théâtre

  • 1837 : La Guerre des servantes avec Jules-Édouard Alboize de Pujol et Emmanuel Théaulon
  • 1843 : Les Grands et les petits ; Le Succès